On hausse le ton, en poursuivant le chemin d’Alon, on arrive à 400 mètres d’altitude, le froid est vif en hiver, le vent d’ouest souffle des journées entières, au loin se profile Bugarach, forme puissante et magnétique.
Ici, la pente est rude, c’est le Débes ou les anciens magrians arrachaient à cette terre forte quelques minces récoltes.
Ici pas de compromis, pas de concessions, ou ça passe ou ça casse.
Découvrez les vidéos d'une de mes dégustations cruciales:
Je souhaite vous recevoir nombreux pour ce premier exercice d'un nouveau type de dégustation, Samedi prochain. Merci de me contacter pour cet instant de convivialité.


Article de presse publié dans la Dépêche du Midi Jeudi dernier :
A Magrie, où il exerce le métier de vigneron depuis douze ans, Alain Cavaillès prend le parti de dire que les gens de la terre sont fortement encouragés à passer "d'une économie solitaire à une économie solidaire".
L'adhésion à la marque Pays Cathare, dont il est ressortissant, est le guide d'un savoir faire qui s'impose progressivement. "Le prix de notre liberté et de notre indépendance tiend dans les échanges, les rencontres entre nos différents corps de métiers : hébergeurs, restaurateurs, artisans, agriculteurs, viticulteurs. Le guide du Pays Cathare est à notre disposition pour informer et orienter nos clientèles vers chacun d'entre nous"
"Construire de toutes pièces une économie solidaire en lieu et place d'un individualisme historique"

Pour éviter que vous n'ayez trop à faire la conversation à ma chienne Syrah en mon absence, j'ai décider en 2011 d'être présent au domaine tous les jeudi de l'année de 9h00 à 19h00.
Bien entendu pour ceux qui voudront me rendre visite un autre jour de la semaine, il sera toujours possible de me joindre afin de convenir d'un rendez vous.
Alors venez nombreux découvrir mes cuvées en toute convivialité.
En attendant ce jour, permettez moi de vous souhaiter une belle année, heureuse et passionnante.

Reconnaissance du crémant de Limoux Résilience 2007 dans le guide Hachette des Vins 2011:
"Situé à deux pas de Limoux, en conversion vers l'agriculture biologique depuis peu, le domaine du Moulin d'Alon propose un crémant jaune pâle à la mousse persistante, qui dévoile au nez des notes florales intenses. Vive, fine et équilibrée, la bouche est rehaussée d'une pointe d'épices en finale."
Les vendanges démarrent demain!
C'est toujours un peu stressant, on est comme au bord de la piscine juste avant de plonger.
2010 avec le 30 Août s'inscrit comme un millésime "normal" en partant que la normalité en question, s'est décalée de 5 à 6 jours plus tôt en l'espace de 10 ans. La question que l'on peut se poser est : "est ce que cette tendance va continuer?".
Pour l'instant me voila parti pour environ 15 jours de ceuillette entièrement manuellement, mais avec 7 cépages différents, il y aura forcément des arrêts, toujours difficiles à gérer, car quand on repart c'est comme si tout recommencait à zéro avec les fastidieuses désinfections des bacs, du pressoir, des cuves... derrière l'image rêvée, vendanger c'est beaucoup de travail où chaque étape compte.
A bientôt pour la suite de ce carnet.
Les vrilles s'élancent.
(Entretien réalisé avec Emmanuel Droillard)
-Quand avez-vous terminé les vendanges?
J’ai terminé les vendanges le 25 septembre avec le merlot et le cabernet, avec une diminution de 30 à 40 % du volume selon les vignes.
-A quoi est-ce dû?
Il y a une conjonction de plusieurs facteurs : un été très sec tout d’abord, l’inflorescence qui venait de 2007 (année sèche elle aussi) n’était pas de qualité, et enfin, le démarrage du bio. Cela ne se fait pas en claquant des doigts. Il y avait beaucoup d’herbe. Du coup, il y a eu une concurrence hydrique avec la vigne. Jusqu’à fin mai, début juin, ce n’était pas un problème. J’avais de superbes chardons. Après, il a fait sec. Deux mois sans eau, cela ne pardonne pas.
-Regrettez-vous votre choix?
Pas du tout. Je me sens beaucoup mieux dans la façon de travailler. Je n’ai plus le stress d’utiliser des produits nocifs. Pour moi, c’était vraiment le côté sombre du travail. Avec ce stress en moins, cela va beaucoup mieux.Je suis également satisfait de voir apparaître des plantes que je n’avais jamais vues depuis dix ans.
-Comment est l’état de la récolte?
C’est très convenable. Le problème avec ce genre d’année, c’est qu’on a vite le potentiel alcoolique requis mais que le fruit lui, n’est pas complètement à maturité. Il a donc fallu vendanger très tôt pour les bases de mousseux (21 août). Les baies étaient peu juteuses et donc délicates à presser. En revanche, l’acidité est bien réussie.
-Vous vinifiez pour la première fois du rouge. Cela se passe bien?
C’est clairement un autre métier. Je me suis équipé d’un matériel simple mais suffisant. Les vendanges ont donc été effectuées à la main par petits bacs de 30 kg. Les raisins ont été mis à la main dans la cuve. À part l’égrappoir, tout est fait à la main. On ne peut pas faire plus naturel. Même le décuvage est fait à la main. Et c’est une opération assez lourde.On a fait une première dégustation samedi (le 26 septembre) de votre rouge. Très bon. Cela semble de bon augure…Pour l’instant, cela me plaît bien. C’est très fruité. Mais, comme c’est la première vendange, je ne sais pas vers quoi je vais exactement. C’est surtout après la fermentation malo-lactique qu’on se rendra compte. Je suis impatient de connaître le résultat.
-Combien de bouteilles allez-vous produire?
Je vais produire entre 7000 et 8000 bouteilles de Limoux AOC. Cela ne va pas révolutionner le marché, mais je serai un acteur vigilant. D’autant qu’il y a très peu de Limoux AOC rouge bio.
-Je sais qu’une lecture vous a un peu énervé dernièrement…
J’ai eu la surprise de lire dans «Réussir vigne», magazine réservé aux professionnels, dans un dossier spécial sur les effervescents les propos d’un responsable de Sieur d’Arques. Il y explique que le Champagne est fait pour les tête à tête amoureux et que la Blanquette se boit entre potes. Il n’a pas rajouté après un match de foot, mais pas loin. En fait, pour lui, la Blanquette doit peut être remplacer la bière et les chips.Ce n’est pas ma vision de ce vin. Pour ma part, j’aime déguster avec mon épouse en tête à tête un verre de Blanquette. Ôter tout potentiel de séduction à nos vins effervescents me semble désolant. La route est longue avant que Blanquette et Crémant aient droit de citer, heureusement que quelques maisons dont je fais partie s’y entêtent.
(Entretien réalisé avec Emmanuel Droillard, journaliste de la Dépêche du Midi)
-Quand avez-vous démarré le bio?
J’ai démarré le bio en janvier 2009, le jour de l’investiture de Barak Obama. Un signal fort de démarrage, non ?
Plus sérieusement, cette date correspond à mes 10 ans d’installation. C’est un symbole fort. Je crois au pouvoir des chiffres. J’essaie de borner ma vie de dates fortes.
-Pourquoi ce choix?
Dès le départ, je souhaitais faire du bio. Je n’envisage pas de faire le vin autrement que le plus naturellement possible. Mais bien qu’étant d’ici, ma famille ne venait pas de la terre et encore moins de la vigne, j’avais un complexe d’infériorité. Et les gentils conseillers de la chambre d’agriculture n’ont rien fait pour m’en dissuader. Je suis donc resté à la viticulture conventionnelle.
Des le début, j’ai été étonné par le nombre de substances toxiques et nocives pour soi-même qu’on utilisait. Les quatre premières années, pour certains produits (interdits depuis) je me forçais à porter un masque. Dans le pays, on me regardait parfois avec de grands yeux. En dix ans, on n’a jamais été capable de me dire l’impact de ces produits sur ma santé.
Et si tu te pollues toi-même, tu pollues aussi la nature.
-N’y a-t-il pas aussi un argument commercial?
Il ne faut pas dire que je fais cela uniquement pour la forme. A priori, c’est un argument commercial. Actuellement, les grandes surfaces recherchent des vins bio.
Maintenant, j’espère que la chose ne sera pas détournée. Je redoute que les industriels de la viticulture prennent le marché en main et fassent baisser la qualité, en fabriquant du vin bio au rabais. Ce sera peut-être une bonne chose pour l’environnement? Mais, je pense que le viticulteur qui applique cette démarche doit y croire et être motivé, sinon cela ne peut pas marcher. Il faut changer de philosophie d’ensemble. Nous devons être les gardiens et les protecteurs du terroir, être à son service et ne pas prendre l’ensemble du végétal qui nous entoure pour un ennemi.
-Y a-t-il plus de travail?
Pas vraiment. Je suis agréablement surpris. Il y a plus de travail au niveau des traitements car les traitements bio ont une plus faible rémanence et sont lessivables. J’ai débuté un mois plus tôt, mais j’ai arrêté un mois avant. C’est surtout un changement de mentalité. Ce sont des traitements préventifs.Enfin, il n’y a pas le désherbage.
-Une petite révolution culturelle, non?
Du coup, on observe le cycle des plantes (et non des mauvaises herbes). Au final, on s’aperçoit qu’il ne reste plus qu’une ou deux espèces présentes en fin de saison, et qui sèchent à leur tour. L’ensemble crée un paillage naturel.
-Avez-vous plus de maladies que les autres années?
Je ne traite qu’au soufre, au cuivre et avec des stimulants organiques. Je n’ai aucune maladie, rien. Pourtant, c’était une année potentiellement dangereuse avec un printemps très pluvieux, l’oïdium a été actif en deuxième partie de saison. Cela fait réfléchir.
En fait, un des gros problèmes c’est la matière organique. Aujourd’hui, les sols en sont très pauvres. La vigne n'a plus rien à manger. L’agriculture conventionnelle propose un modèle « hors sol » et se contenter d’apporter des engrais bio comme on le faisait avec les engrais chimiques de résouds rien, il faut redonner vie à la terre et donc à notre terroir. Je vais essayer de faire mon propre compost. Il faut redonner aux vignes ce qu’on leur a pris.
-En bio les rendements sont plus faibles ?
Pour moi, il est clair qu'on ne peut pas mener durablement une vigne bio à 80 hecto à l'hectare.
-Si votre raisin est bio, le vin, lui, contient toujours des sulfites…
En France, le vin bio n’existe pas. Il n’y a pas de cahier des charges. Il s'agit d'une vinification avec des raisins issus de l’agriculture biologique. Mais, oui il y a toujours des sulfites. La mention sur les bouteilles, c ‘est surtout à cause des allergies.
Le mieux serait d’aller jusqu’au bout de la démarche. Mais ce n’est pas évident. Je compte bien faire des essais dans ce sens, mais l’objectif reste avant tout de faire un bon vin.
-Vos prix vont-ils augmenter?
Je n’ai pas encore de recul. Il faudra voir sur plusieurs années. S’il y a un phénomène cumulatif, qui fasse que je me retrouve avec beaucoup de travail… Sinon, je ne vois pas pourquoi cela serait plus cher.
Une grille de travail :
De l’ensemble de mes réflexions, tant au niveau de la vigne que de la cave, j’ai tiré une grille de travail qui va me permettre au fil des années de proposer à mes clients des vins de caractère, sincères, respectueux du millésime.
Les axes de cette grille ont pour nom : Micromégas, Etincelle Originelle, Résilience, Nostra Perla, Clocher Saint JulienLimoux rouge et blanc.
Chaque année, en fonction des caractéristiques du millésime, j’orienterai mon travail autour d’un ou plusieurs axes, tout en restant conforme aux cahiers des charges des différentes A.O.P.
La douceur et la chaleur du Sud où se déclineront des saveurs suaves en toute gourmandise.
CEPAGES ET ASSEMBLAGES :
-Blanquette Méthode Ancestrale: La Blanquette Méthode Ancestrale est constituée exclusivement de Mauzac.
DEGUSTATION, ACCORD DES METS :
-Blanquette Méthode Ancestrale: Avec ses saveurs de pomme très marquées, l’Ancestrale est un vin de dessert idéal à la fois peu alcoolisé et digeste (tarte tatin, crumble, crêpes). Elle peut être aussi un vin d’accueil quand il est trop tard pour le café et trop tôt pour l’apéritif.
En opposition à Micromégas, Etincelle Originelle donne toute sa place à la verticalité, au minéral, avec des cuvées pures, vinifiées en levures indigènes.
« Les vins d’étincelles qui pétillent dans vos verres et enchantent vos fêtes sont nés à Limoux vers 1531, Limoux, l’Etincelle Originelle »
CEPAGES ET ASSEMBLAGES :
Cette Blanquette de Limoux est réalisée uniquement à partir de vieilles vignes de Mauzac, notre cépage « originel ».
DEGUSTATION :
Cette cuvée est peu dosée en liqueur d’expédition afin de proposer un vin net apte à accompagner tout un repas, réalisée uniquement à base de Mauzac, il ne cache pas ses origines méridionales.
Nez floral, la bouche est fruitée entre pomme et agrumes, la finale se rehausse d’une pointe de gingembre.
Maître mot Harmonie, valeur centrale et rassurante. Vins fruits d’assemblages tout en nuance.
Résilience: «Capacité d’un écosystème à retrouver un fonctionnement normal après avoir subi des attaques et des dommages»
CEPAGES ET ASSEMBLAGES :
-Blanquette de limoux: Cette Blanquette de Limoux, constituée de 90% de Mauzac, 5% de Chenin et 5% de Chardonnay, allie à la typicité aromatique du Mauzac, la fraîcheur du Chenin et la longueur en bouche du Chardonnay.
-Crémant de limoux: Ce Crémant est composé d’un assemblage de 50% de Chardonnay, 40% de Chenin et 10% de Mauzac.
DEGUSTATION :
-Blanquette de limoux: De fines et denses bulles favorisent l’expression du bouquet de fruits mûrs. L’effervescence se marie harmonieusement à une bouche onctueuse aux saveurs abricotées. Cette Blanquette saura tenir tête à une volaille fermière ou un homard Thermidor.
-Crémant de limoux: Robe or clair, fines bulles persistantes, un nez nerveux et minéral, aux fins parfums de mandarine, de pêche blanche et de rose fanée, bouche ample et très équilibrée.
Vins réalisés en assemblage à des vinifications en fûts.
Micromégas va regrouper des cuvées charnelles, organiques, horizontales où sera privilégiée la complexité aromatique.
« Micromégas, conte de Voltaire, où un géant venu d’une autre planète va à la rencontre des hommes et de leurs travers. »
CEPAGES ET ASSEMBLAGES :
Ce Crémant de Limoux est composé d’un assemblage de 50% de Chardonnay, 40% de Chenin et 10% de Pinot.
DEGUSTATION :
Mousse subtile et persistante. Robe jaune doré, nez de grande finesse, racé, vineux en bouche, note de sous bois, fruits acidulés à chair blanche, pâte de coing. Finale fraîche et minérale aux notes citronnées.
Accords : filet de loup en papillote d’agrumes.
Placé dans l'axe ouest du clocher Saint Julien, l'église du village de Magrie, le vallon des Coumballières accueille sur ses deux versants les vignes du Cabagnol et du Pré Long. Les raisins issues de ces parcelles ont vu le jour sous le même soleil et continueront leur chemin ensemble au sein de cuvées blanc et rouge d'une totale sincérité
On l'a parfois oublié, le vin doit rester du jus de raisin fermenté. Ces cuvées s'attachent donc à suivre l'esprit d'une vinification passive, qui intervient le moins possible dans le processus naturel d'élaboration du vin. Levures indigènes, pas d'intrants de vinification, une voie qui donne le temps au temps.
Limoux Blanc 2009 : assemblage paritaire de chardonnay et de chenin vinifié en barriques, compromis idéal entre élégance et vivacité.
Limoux Rouge 2009 : un duo merlot syrah rehaussé d'une touche de cabernet sauvignon, vin vivant, gorgé de fruits rouges, charnu, très complexe et d'une réelle fraicheur.
blanc
CEPAGES ET ASSEMBLAGES :
Ce Limoux est composé d’un assemblage de 50% de Chardonnay, 50% de Chenin.
DEGUSTATION :
L’alliance des arômes du chardonnay à la vivacité du chenin fait de cette cuvée une réalisation immédiatement séduisante, riche et fraiche. A déguster tout autant à l’apéritif qu’au cours d’un repas.
rouge
CEPAGES ET ASSEMBLAGES :
Ce Limoux est composé d’un assemblage de 50% de Merlot, 40% de Syrah, 10% de Cabernet Sauvignon.
DEGUSTATION :
C’est un feu d’artifice d’arômes de fruits rouges. Un vin avec une réelle densité, il semble encore croquer le fruit qui lui a donné le jour, de la puissance bien sur mais aussi une certaine fraicheur qui doit être la signature du terroir limouxin.
TERROIR D’AUTAN :
La vallée de Magrie est au cœur du terroir d’Autan. Celui-ci, au centre géographique de l’Appellation, bénéficie d’une manière très équilibrée des trois influences climatiques : méditerranéenne, océanique, pyrénéenne. L’harmonie entre puissance aromatique et fraîcheur y est naturelle.
Type de sol : Argilo-calcaire.
Installé depuis 1999 à Magrie, j’élabore les vins AOC effervescents de Limoux: Crémant de Limoux, Blanquette de Limoux, Blanquette Méthode Ancestrale
Mon objectif : vous proposer des cuvées de grande qualité, authentiques, réalisées dans le souci constant du respect du vivant.
Je ne vous raconterai pas ici l’histoire d’une famille de vignerons installée depuis plusieurs générations sur un domaine séculaire.
Il y a dix ans je ne savais pas tailler une vigne, je n’avais jamais conduit un tracteur ni encore moins vinifié.
Une seule envie tenace m’animait alors, avoir des vignes, faire du vin.
Le réflexe fut alors de retourner au pays de mes ancêtres, Limoux, et tenter l’aventure.
1999 – 2009, après bien des joies mais aussi des déconvenues, après de belles réussites mais aussi des échecs cuisants (et coûteux..) tirer un bilan n’est pas facile.
J’ai tout au plus acquis quelques certitudes : tout commence et fini dans la vigne, on ne peut pas faire de vrai vin sans raisin de qualité. La vinification doit être un processus le plus naturel possible qui se limite à aider un terroir à s’exprimer.
Les vendanges, à ce titre, sont un moment de vérité. Entièrement manuelles, par petits bacs de 30 kg, je les veux « à taille humaine », une équipe de 5 coupeurs et 1 porteur récolte de quoi remplir 2 pressoirs par jour. Les 12 journées nécessaires permettront de choisir au fur et à mesure les vignes en fonction de leur niveau de maturité. Le reste de la vinification se fait en plein air au gré du changement des saisons.
Aujourd’hui je n’ose encore vous parler de Domaine, je conduits 17 parcelles toutes différentes les unes des autres sur lesquelles je cultive 7 cépages différents: Mauzac, Chardonnay, Chenin, Pinot, Merlot, Syrah, Cabernet.
Quel plaisir d’être dans une région bénie où se côtoient les variétés locales avec celles venues de toutes les régions de France.
La commune de Magrie, au sol argilo-calcaire, est au cœur du terroir d’Autan. Au centre géographique de l’Appellation Limoux, elle bénéficie d’une manière très équilibrée des trois influences climatiques : méditerranéenne, océanique, pyrénéenne. L’harmonie entre puissance aromatique et fraîcheur y est naturelle.
Cette année marque un accomplissement et un nouveau défi. Après avoir amené mon raisin rouge depuis plusieurs années en coopérative, j’ai décidé de me lancer et de le vinifier en AOC Limoux Rouge.
Une boucle est bouclée, la totalité de la récolte sera rentrée en cave pour y être vinifiée.
La vigne : pas de « chapelles » mais du bon sens.
La conduite des vignes en agriculture biologique s’impose aujourd’hui pour moi comme une évidence. On ne peut plus impunément continuer dans cette fuite en avant. Depuis les 11 ans que je suis vigneron, plus de 50% des molécules autorisées en agriculture conventionnelle ont été retirées du marché. Cela donne à réfléchir. A quoi s’exposait on il y a 10 ans et à quoi exposait on la nature et les consommateurs ?
L’agriculture conventionnelle actuelle en est pour autant plus saine, peut être au niveau des traitements foliaires, certainement pas en ce qui concerne la gestion des sols. L’utilisation des herbicides et des engrais chimiques ont entraînés les viticulteurs a pratiquer du hors sol sans en prendre vraiment conscience. Quand on ne se sert plus de la terre que pour tenir des racines, quand on ne mise plus sur elle pour nourrir la plante et quand on surprotége la vigne en déroulant autour d’elle un tapis de bombe pour tous les autres végétaux, on ne se retrouve pas bien loin des tomates cultivées sur de la laine de roche à un mètre du sol.
Propos un peu provocateurs, la réalité est pourtant bien la, les sols de vignes ont un taux de matière organique dérisoire. N’est il pas inquiétant de ne voir rien repousser après l’arrachage d’une vigne. Il faut du temps et de la persévérance pour ramener la vie, pour recréer les conditions qui permette à la plante sujet de toutes nos attentions une cohabitation harmonieuse avec les autres organismes vivants, animaux ou végétaux.
Au final l’éco système opère sa résilience, à nous par nos pratiques culturales quotidiennes à en favoriser les conditions.
L’agriculture biologique comme d’ailleurs les pratiques biodynamiques doivent être envisagées comme des outils sans esprit de chapelle.
En clair,
-Travailler les sols sans les agresser, ne pas perturber les profils, aérer la terre pour faciliter les échanges indispensables à la vie microbienne.
-Restituer au maximum ce qui a été prélevé pour limiter les apports externes : marc compostés, sarments broyés, herbes de coupe enfouies
-Intervenir sur la végétation sans la stresser avec un minimum d’intrants, raisonner les doses à chaque traitement
-Privilégier toutes les interventions en vert pour limiter les futures plaies de taille
-Vendanger à la main, car quoi qu’en disent les constructeurs de machines à vendanger, on n’a encore rien trouvé de mieux que l’homme pour cueillir le fruit du travail de toute une année.
-Et toujours garder à l’esprit de s’adapter aux circonstances, qu’il y autant de cas particulier que de vignes, que la seule règle … c’est qu’il n’y en a pas.
Il faut bien sur qu’il y ait assez de raisin pour que cette agriculture reste économiquement viable
Que le raisin soit beau, qu’il soit bon et la partie est à 90% gagnée.
La cave : une vinification douce et naturelle
Il est regrettable que les conditions d’une vinification « biologique » ne soient pas clairement définies. Quand le consommateur achète un vin bio, il achète un vin « issu de raisin de l’agriculture biologique », il n’a aucune assurance concernant les conditions de production du vin et le risque est qu’avec le développement du bio, on ait sur le marché des produits industriels bien éloignés de l’éthique nécessaire au respect du travail fait dans la vigne.
En ce qui me concerne pas d’agriculture bio sans vinification bio : réduction des doses de sulfites, pas de produits de collage agressifs, filtration uniquement quand c’est nécessaire, pas d’utilisation systématique du froid, gourmand en énergie peu compatible avec la défense de notre environnement, vinification en plein air pour que le vin suive le cycle naturel des saisons, des lunes et des étoiles.
Vinifier, c’est avant tout respecter le raisin tel qu’il est, ne pas vouloir avec force interventions artificiels le plier à une logique préétablie.
Vinifier, c’est donc accompagné sont terroir d’une manière bienveillante.
-Je vous accueille tous les jeudis de 9h à 19h et ce durant toute l'année, pour les autres jours, l'accueil se fait par rendez-vous.
-L'accueil de groupe au dessus de 10 personnes se fait uniquement par rendez-vous.
-Langues parlées: Français, Anglais.
Pour les curieux, les amateurs, les passionnés :
Je vous propose de passer une heure, deux heures ou toute une journée en notre compagnie et avec celle nos partenaires. N’hésitez pas à me contacter pour concevoir ensemble votre séjour même s’il est court dans le Limouxin.
Vous aurez le choix entre une dégustation simple, une initiation aux vins de Limoux ou une formation complète avec analyse sensorielle et dégustation à l’aveugle.
A titre d’exemple : « Une journée à Limoux, terre d’histoire et de nature »
Une dégustation inspirée :
Et si on changeait tout, pour se débarrasser des idées reçus, pourquoi ne pas tenter une autre méthode de dégustation.
Au lieu de commencer par l'oeil, passer au nez et finir par la bouche, pourquoi ne pas d’emblée apaiser vos sens par « une mise en bouche » généreuse qui vous fera découvrir la texture et la structure du vin, son côté horizontal et organique, ce qui le rattache à la terre. Fort des premiers indices donnés par la rétro-nasale, vous pourrez lentement et longuement découvrir par le nez toute la complexité des arômes, vous élever vers la verticalité qui le relie à l’air.
Ce parcours initiatique accompli, vos yeux ne se lasseront pas de contempler dans une rêverie bienveillante, les couleurs, les nuances, les reflets qui font la magie du vin.
Restauration et hébergement
-Grand Hôtel Moderne et Pigeon :
Restaurant gastronomique, Logis de France ***, 33.468.31.00.25., hotelmodernepigeon@wanadoo.fr
-Restaurant Tantine et Tonton :
« Un restaurant qui vous veut du bien », 33.468.31.21.95., http://restaurant-tantine-et-tonton.over-blog.com/
-Restaurant Brasserie le Tivoli, Chambre d’hôtes : 33.468.31.03.20., barjo2@wanadoo.fr
-Gîte de France, « le Gîte des Roy », 33.468.31.10.03., www.legitedesroy.com
-Chambre d’hôtes « Hue le vent » : Gîte de France 3 épis, 33.468.69.30.54., www.huelevent.com
-Restaurant Chateau Saint Martin Trencavel, Hameau de Montredon, 11090 Carcassonne, Tél.: 33.468.71.09.53, Fax: 33.468.25.46.55, http://www.chateausaintmartin.net/
Sites spécialisés
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-A.F.Touch-cuisine : Recettes de cuisine et Accord vin / mets
-1001 dégustations: http://www.1001degustations.com/annuaire-vin/domaines-13-Languedoc/
-« La Veille VITeff : Veille internationale des techniques effervescentes »: http://veille.viteff.com/-Veille
-Le Guide du Vin & des Appellations: http://passionvin.net/
-La Vigne et le Vin : cépages, régions viticoles, lexique du vin, accords mets et vins: http://www.vitis.org/
Guide Hachette des Vins
Le Nouvel Observateur
Vins de France
Guide Gerbelle et Maurange
Bettane & Desseauve
Classé dans 'Le Grand Guide des vins de France 2011'